Visiter le bourg

 

Dans le parc du Morvan, juché au sommet d’un promontoire rocheux, au pied du Mont Beuvray, Larochemillay est un bourg qui mérite le détour !

Nous vous proposons de découvrir le bourg où habitent les Millirupétiens.

L’origine du nom de ses habitants vient du latin, milites rupes, le rocher militaire, en référence à son occupation par un camp romain dans l’Antiquité.

Le charme du bourg séduit les vacanciers, les touristes, les étrangers et les artistes. Certains viennent s’y installer, insufflant à celui-ci une nouvelle vie.

 De son importance commerciale et administrative, Larochemillay a conservé nombre de belles demeures bourgeoises du XVème au XVIIIème siècle, le long de ses rues tortueuses et pentues qui grimpent jusqu’à sa place sommitale où se tenait autrefois le marché, et que surplombe le château.  Ses ruelles lui conservent un petit côté médiéval.

 Si vous arrivez par la D192 par les lieux dits le Verne et le Treux, vous aurez un beau point de vue sur le château perché sur un piton rocheux impressionnant  qui surplombe la vallée de la Roche.

 Vous pouvez lire avec délice le texte de Constantin Weyer qui raconte son arrivée à Larochemillay en 1929.

 1. Chapelle (accessible à pied)

La chapelle,  très charmante, construite au XIXème siècle, sur l’emplacement de l’ancien cimetière, a été récemment restaurée par la mairie  avec notamment une subvention de la Camosine.

Elle fut bâtie à la demande d’un ancien régisseur du château, à la place d’un ancien cimetière.

 2. Anciennes écoles des filles

 On en fit la construction en 1906 et on y plaça une institutrice laïque.

Il existait avant cela un établissement libre fondé en 1859 par Madame de Rivière pour l'instruction des jeunes filles et la visite des malades pauvres par les sœurs de la congrégation de Jésus Serviteur qui resta ouverte jusqu'en 1906 car il n'y avait pas de maison pour une nouvelle école. 

Aujourd'hui, le bâtiment  accueille des logements gérés par Nièvre Habitat.

 3. Restaurant de la Tour

 Vous arrivez devant le restaurant de la Tour, très jolie maison du bourg qui garde le vestige d’une tour ronde à poivrière, du premier mur d’enceinte.

 4.Place de l’Eglise, ancienne place du champ de foire

 Au Moyen Age,  la place était le siège de sept foires par an, et un marché le lundi de chaque semaine.

En 1845,  six foires annuelles se tiennent encore à Larochemillay.

La place, très vaste, accueille régulièrement des animations (concours de quilles, fête de la Saint Pierre ou les p’tits plaisirs de la roche à une époque, festival de Jazz cette année).

 5. L’Eglise Saint Pierre

 L’Eglise paroissiale de Larochemillay a toujours été sous le patronage de Saint Pierre. La fête du bourg,  le premier week end d’août chaque année, est encore appelée la fête de la Saint Pierre.

 L’église actuelle a été construite en 1870-1871, remplaçant l’ancienne église située à la place du gite communal.

Les fresques remarquables sont peintes à même la pierre : des saints sont peints sur l’autel et des scènes religieuses en haut du chœur.  Sur l’antependium du maître autel, le Christ est encadré par les quatre évangélistes.

 Ces peintures ont été réalisées par François Verdier et Alexandre Dreux de la confrérie Saint Grégoire de Tours. Ces peintures murales, traitant le thème de l’eucharistie, se détachent d’un fond bleu étoilé sur les murs sud et nord du chœur.

 Les cloches rythment la vie du bourg. Les premières cloches datant de 1775  avaient pour parrains François de La Ferté Meun et pour marraine Marie Louise Françoise de La Ferté Meun.  Elles ont été refondues et augmentées de taille en 1878,  elles avaient pour parrains « Jacques Antoine Fernand, Marquis de La Ferté Meun » et pour marraine son épouse « Elisabeth, Antoinette de Noailles », propriétaires du château.

Ces dernières cloches ont été à nouveau refondues en 2009 et le conseil municipal de Larochemillay a choisi comme parrain Louis Gueugneau , doyen des hommes du bourg, et Marie Rollot, qui s’est occupée de l’ Eglise pendant des années.

 6. Le monument aux morts

 Le monument aux morts porte les noms de 98 personnes mortes pour France pendant les deux guerres mondiales.

 Inauguré par Jean Baptiste Bouillot, le 30 octobre 1921 pour les enfants de Larochemillay "Morts pour la Patrie" durant la guerre de 14-18, il a été rénové en 2013 grâce à une souscription publique et à diverses subventions. La pierre de l'ancien monument, ne pouvant pas être réutilisée pour ce projet a servi à la création du monument en l'honneur des pompiers que vous pourrez voir devant le centre de secours

 7. Tour et remparts du château

 Le bourg s’est développé au pied de la forteresse et sous sa protection. Il reste aujourd’hui, de cette première enceinte, deux tours circulaires et des murs de remparts.

 Sur d’anciennes cartes postales, la tour, visible de la place, est appelée « Tour de la prison » …

 Un premier château fort  aurait été construit au VIIIème siècle avec une enceinte.

Au XIème siècle, la terre de Larochemillay faisait partie de la châtellenie de Glane qui relevait des évêques d’Autun.

Au XIIème siècle le fief s’étend jusqu’à Chatillon en Bazois grâce au mariage d’Alix de Glane avec Jean Ier de Chatillon-en Bazois.

 Durant tout le Moyen Age, le château de La Roche Millay se situait sur un « franc-alleu » , c’est à dire une terre en total indépendance du Comte de Nevers et du Duc de Bourgogne. C’est une des plus puissantes seigneuries du Nivernais.

 La Roche resta pendant entre les mains de la famille de Chatillon, avant de parvenir par mariage au XIV ème siècle entre celles de la famille de Bourbon. La Baronnie tenait plus de 80 seigneuries dans sa vassalité.

Le château aurait brulé en 1412 lors du conflit entre Armagnacs et Bourguignons, puis entre 1473 il fut le lieu de combats entre Charles le Téméraire et Louis XI.

Il appartenait à cette époque à Jean de Vienne, membre d’une des plus importantes familles de Bourgogne, qui en rendit hommage au roi en 1479.

Par alliance,  le château appartient ensuite à Claude de Montmorency, conseiller de François Ier puis en 1589 à René de Rouxellé, gentilhomme de la chambre du Roi , époux de Marguerite de Montmorency.

Louis XIV lui donnera le titre de comte à la fin du XVIIème siècle. 

Plusieurs seigneuries existaient sur la paroisse de Larochemillay : Couveau et Rivière. On cite aussi le Verne et le Moulan. 

 8. Ecuries du château

 Vous pouvez voir l’imposante toiture des écuries XVIIIème du château, récemment restaurée par les propriétaires avec l’aide de la Direction Régionale des Monuments Historiques.

 9. Le château de la Roche, Monument Historique privé 

La fête de la Saint Pierre a lieu chaque année dans le parc du château  le 1er week end d’août.  Le château est ouvert au public pour les journées du patrimoine et peut accueillir des associations sur demande.

 La famille Rouxellé, également Seigneurs de Saché et de Gizeux , vendent le château en 1719 au célèbre Marchal de Villars, Maréchal de Louis XIV.

 En 1736, la veuve du Maréchal de Villars revend le château au Marquis Jacques Louis de La Ferté Meun.

Le château est resté dans la même famille depuis cette époque. Il est transmis par les femmes au début du XIXème siècle  à la famille Noailles, puis Montesquiou dont descendent les propriétaires actuels.

 Il est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1969 et l’ensemble du château (parc, tour médiévale) en 2002.

 Il a été dit pendant longtemps que le château aurait été construit par Vauban à cause de la forme du mur de soutènement de la terrasse. Ce n’est qu’une légende, Vauban étant mort en 1707, avant l’acquisition du château par le Maréchal de Villars. Dans un livre écrit par les amis de Vauban, il est écrit que l’adduction d’eau qui alimente les bassins aurait été faites d'après les plans de Vauban sur le modèle de l'adduction d'eau du château de Maintenon.

 La construction du château aurait été faite par  un architecte de Versailles commandité par le Maréchal de Villars, entre 1719 et 1736, puis l’achèvement de la construction confiée par Jacques Louis de La Ferté Meun à Michel Caristie, architecte piémontais installé en  Nivernais et Bourgogne.

A la suite d’un incendie en décembre 2008,  qui a détruit la toiture, charpente, planchers du pavillon est, dénommé, pavillon Villars, d’importantes restaurations ont été entreprises des façades, charpente et toiture de ce pavillon puis de la totalité de la toiture et de la charpente en très mauvais état sanitaire.

www.chateaudelarochemillay.com

 Le château est une demeure classique du XVIII ème siècle , il est constitué d’un grand corps central de plan rectangulaire, flanqué de deux pavillons rectangulaires en saillie

Il est implanté sur une terrasse fondée sur la roche,  retenue par un mur de soutènement couronné par un mur  de balustrades.

Devant la façade, de part et d’autre de l’escalier principal en fer à cheval, deux bassins tréflés alimentés par une adduction d’eau venant d’une source située sur le Mont Touleur de l’autre côté de la vallée.

 La façade nord donne sur un à pic boisé et sur un rocher  en tuf (roche volcanique), couronné d’un calvaire restauré en juillet 2014  qui surplombe la vallée.

 10.Le gite communal 

Ancienne maison du régisseur du château du XIX ème siècle, construit sur l’emplacement de l’ancienne Eglise.

Ce bâtiment a abrité dès 1942 et quelques années après la guerre, les bureaux de SOCOCAR, une entreprise qui fabriquait du charbon de bois.

Elle servira ensuite de gite de vacances pour le château.

Réhabilité par la mairie en 1995, il devient un gite d’étape communal.

 11. Musée de l’outil

Sur la place du bourg, un musée remarquable privé, Musée des outils et traditions, dans une très belle maison du bourg  (voir les jours d’ouverture sur le site).

 Parmi les objets insolites, vous pouvez découvrir le premier électrocardiographe utilisé en Bourgogne par deux cardiologues de Dijon. Une collection de miroirs à alouettes dont 1 mécanique à double révolution.

De nombreux accessoires du XIXème S. concernant la chasse et la pêche et notamment un superbe échenilloir de pêcheur à la ligne.

12. Cave de Larochemillay

 Une cave vient de s’ouvrir dans cette rue qui comptait plusieurs cavistes autrefois.

Très jolie enseigne et décoration contemporaine, pour goûter et acheter les meilleurs crus de Bourgogne.

 13. Rue Principale avec des maisons remarquables

 Vous prenez la rue principale du bourg, avec de très jolies maisons bourgeoises, qui gardent des éléments d’architecture en granite (frontons, corniches) remarquables.

Vous vous dirigez vers le faubourg de Larochemillay encore appelé l’ « Audelée », c’est à dire « au-delà des murs ».

 14. Centre de secours

 Vous pouvez voir le bâtiment du centre de secours des pompiers volontaires de Larochemillay et le monument crée en 2014.

 15. La fontaine d’amour

Ce ravissant lavoir a été restauré par la commune. La légende l’appelle la fontaine d’amour…

 16. La mairie et la salle des fêtes

Vous pouvez admirer la plus jolie vue sur le bourg et le château.

 La mairie vous accueille pour toutes vos démarches.

La salle des fêtes,  récemment rénovée par la mairie accueille pour tous les évènements (mariages, fêtes de famille, concours de belote, festival de jazz…).

Le bâtiment abritait à l'origine l'école des garçons. Construite en 1881, l'école fût agrandie en 1909 par une nouvelle classe et un logement pour l'instituteur.

17. Le cimetière

Vous pouvez découvrir certaines tombes remarquables par leur architecture. Il bénéficie d’une très belle vue

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